בס״ד

Quelques règles sur 'Hanouka 5770, extraites de Yalqout Yossef du Rav O. YOSSEF
 
 

‘Hanouka commence cette année le Vendredi 11 Décembre et il convient de procéder à ce premier allumage avant l’allumage des nérots de Chabbat (16h35), mais pas trop en avance, car il faut d’autre part (et cela pas uniquement le Chabbat) que les nérots brûlent 30 minutes après la sortie des étoiles soit jusqu’à 18h10, ce soir là,  il faut donc veiller à mettre une quantité d’huile suffisante pour cela.

En cas « d’urgence », notamment pour le dernier soir de ‘Hanouka, le Vendredi 18, où l’on devra allumer les 8 nérots ; dès que le chef de famille aura fait  les béra’hot et allumé la première lumière, l’épouse pourra allumer les nérots de Chabbat sans attendre qu’il ait finit.

Il est préférable de prier min’ha avant l’allumage, même le vendredi, car la prière de min’ha remplace le sacrifice de l’après-midi ( Béra’hot 26 b), et les lumières de ‘Hanouka rappellent le miracle qui se produisit pour la ménora du Beith haMidqdach, qu’on allumait toujours après le qorban tamid de l’après-midi ( Pessa’him 58 b ). A condition de prier avec un minyan, si cela n’est pas possible, on devra procéder à l’allumage à la maison et ensuite se rendre à la synagogue pour faire min’ha avec le public.

 Rappel   Vendredi 11 et 18 : Min’ha à 13h25 au francilien,13h30 à la Ghriba, 15h30 (achré) au Beth Ména'hem ou 15h45 (achré) à Beth Chalom.

 

En semaine, à la synagogue, les lumières de 'Hanouka sont également allumées avec les béra'hot soit entre min'ha et arvit ( communautés d'Irak entres autres ) car cet allumage sert à rappeler le miracle et donc les fidèles pourront contempler les lumières pendant arvit , soit après arvit ( communautés tunisoises entres autres ) selon le principe : "Tadir véno tadir, tadir qodem", c'est à dire que si deux miçvot se présentent en même temps, la plus fréquente est prioritaire, donc arvit précédera l'allumage.

 
Lorsqu’on allume les nérot de 'Hanouka, le 1er soir, nous allumons le nér qui se trouve à l’extrême droite. Le 2ème soir, nous allumons d’abord le nér supplémentaire (celui qui se trouve à gauche de celui de la veille), puis celui de la veille. Et ainsi de suite. De sorte que l’allumage des Nerot de 'Hanouka s’effectue de gauche à droite, afin que chaque soir, nous allumions d’abord le nér nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.
 
Il est enseigné dans la Guémara Shabbat (23a) :
C’est l’acte de l’allumage qui constitue toute la
mitsva. Si les Nerot se sont éteintes, on n’est pas tenu de les rallumer.
Ce qui veut dire que l’essentiel de la
mitsva réside dans le fait d’allumer des Nerot qui ont la capacité de brûler le laps de temps exigé par la halah’a (une demi-heure). Si pour une cause quelconque, les Nerot s’éteignent, et que cette cause n’existait pas au moment de l’allumage, par exemple, une porte ou une fenêtre qui s’ouvrent brusquement et qui laissent passer un courant d’air qui éteint les Nerot, il n’est pas nécessaire de les rallumer. Cependant, si cet incident se produit avant que ne s’écoule une demi heure depuis l’allumage, il est une mitsva de grande qualité de les rallumer, mais sans réciter les bérah'ot.
Par contre, si au moment de l’allumage, les
nérot n’avaient pas la capacité de brûler une demi-heure, par exemple, lorsqu’on les allume dans un endroit où il y a des courants d’air, ou bien que l’on a pas mis suffisamment d’huile, lorsqu’elles s’éteignent, nous sommes tenus – selon le Din - de les rallumer, mais toujours sans réciter les bérah’ot.
Il est interdit d’utiliser la lumière des
nérot de 'Hanouka.
Par conséquent, il est interdit de compter de l’argent, ou de lire à la lumière des
nérot 'Hanouka. Mais au-delà d’une demi-heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des nérot 'Hanouka.

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant
'Hanouka, dans la 1ère demi-heure pendant laquelle les nérot sont allumées.
L’une des explications à cette tradition réside dans le fait que le Miracle s’est produit grâce aux femmes, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.